Marie Christine FELIERS-DURON, notre responsable qualité, a profité du dernier conseil des adhérents de l’ANAF pour interviewer trois usager participants.

Comment avez-vous connu l’ANAF ?

Mme MU. : mes parents ont fait appel à une association parce que les circonstances les ont amenés à avoir besoin d’une aide depuis 2010. En tant qu’aidant familial, j’ai été amenée à m’intéresser à l’ANAF.

Mme ME. : j’ai exercé le métier d’aide à domicile pendant des années et je connais l’envers du décor. J’ai eu besoin d’aide suite à une perte de capacités et j’ai fait appel à l’ANAF en 2009 car elle était conventionnée par le Conseil Général.

M. PU. : à ma sortie d’hospitalisation en 2009, ma mutuelle a contacté l’ANAF avec qui elle était conventionnée.

Qu’est-ce qui vous a motivé pour participer au « Conseil des Usagers » ?

Mme MU. : j’ai été poussée par mes parents et par ma propre curiosité. J’avais envie de prendre pied dans l’association, de pouvoir discuter, me faire une opinion et apporter des idées. Les associations sont parfois un peu trop « auto centrées », pas assez ouvertes. Je me considère comme un « élément perturbateur positif », il faut parfois « émousser les certitudes ».

Mme ME. : je connais très bien le milieu associatif et je refuse d’être juste un consommateur de service. L’élément humain ne doit pas être perdu de vue tant pour l’usager que pour le professionnel.

M. PU. : c’est une déformation professionnelle, j’étais Responsable des Ressources Humaines et à la fin de ma carrière, je m’occupais des salariés handicapés et de tous les dossiers sensibles. A réception du courrier de l’ANAF proposant de faire partie de la « Commission des Usagers », j’y ai vu l’occasion de continuer une activité à connotation professionnelle sous forme de bénévolat.

Elle sert à quoi cette commission ?

Elle sert à faire évoluer l’ANAF selon le propre usage qu’en a chacun, en tant qu’utilisateur ou aidant. Elle offre un retour constructif par la mise en commun des expériences. Elle nous permet aussi de comprendre les rouages d’une association qu’on ne connait qu’à travers des temps d’intervention : ses contraintes législatives, d’organisation, de financement…

La commission a également pour ambition d’aider l’ANAF à toujours être dans une approche humaine ce qui fait sa spécificité, et de valoriser la qualité de ses professionnels.

Qu’est ce qui vous semble intéressant à mettre en œuvre ?

Faire mieux connaitre tous les publics, les services (comme les micro crèches) et tous les besoins auxquels l’ANAF peut répondre. Son activité va au-delà du ménage auprès des personnes âgées et ses professionnels ont des qualifications mal connues des usagers (ça veut dire quoi TISF ?)

Rencontrer en direct des professionnels de l’ANAF pour se connaître en dehors des interventions, entendre leurs propres attentes, difficultés. Un droit d’expression pourrait être ce temps de partage et d’échange.

Mais où sont les parents ? C’est la question que se pose la commission. Il est important que tous les publics soient représentés pour se connaître mutuellement et échanger.