Le métier de chargé de secteur représente 4 postes au sein de l’association. Interview de Stéphanie BIDET chargée du secteur Est à l’ANAF.

Bonjour Stéphanie, quel a été votre parcours pour être à votre poste aujourd’hui ?

J’ai un parcours un peu atypique ! J’ai commencé par avoir un CAP Petite Enfance et le BAFA, j’ai beaucoup travaillé dans l’animation et j’ai aussi voulu travailler en crèche mais sans succès. Je suis ensuite devenue Employée Familiale auprès d’une famille de particulier employeur où je travaillais auprès d’enfants et ce, pendant 2 ans 1/2. J’ai ensuite repris mes études pour faire un BTS en Economie Sociale et Familiale (ESF) et j’ai enchainé sur le diplôme de Conseillère en Economie Sociale et Familiale et me voilà aujourd’hui à l’ANAF !

Quel est votre rôle et quelles sont les missions d’une chargée de secteur ?

J’ai un rôle de coordination et d’encadrement d’une équipe de professionnels de l’aide à domicile. (Aide personnalisée à domicile, AVS et TISF). Mes missions sont de mettre en place des interventions auprès de familles pour contribuer à leur autonomie. J’assure également le suivi des usagers.

Quels sont vos partenaires ? Et avec qui travaillez-vous ?

Je travaille avec les travailleurs sociaux des différents services de la CAF ou du Conseil Général , mais aussi ceux des CMS, de l’Aide Sociale à l’enfance….etc. Les éducateurs, conseillers ESF, assistants sociaux, puériculteurs (trices) et responsables de pôle font également partie des interlocuteurs avec lesquels je travaille pour le bien être des familles en difficultés.

Quelles sont les principales difficultés et les principales satisfactions du poste que vous occupez ?

Le manque de temps, le travail dans l’urgence, l’exigence de plus en plus importante des usagers mais aussi des professionnels partenaires et le stress des plannings sont les principales difficultés. Le temps manque aussi pour mettre en places des projets pour des actions collectives.

A coté de ces difficultés, il y a de très bons côtés : l’autonomie dans mon travail et la confiance de la Direction, l’ambiance du bureau, le travail en réseau avec nos partenaires.

Mais les principales satisfactions de mon poste sont les rencontres avec les usagers et la fin d’une prise en charge. Cela veut dire que tout notre travail à porté ses fruits et que la famille est redevenue autonome.

Comment voyez vous votre métier dans les années à venir ?

Je souhaiterais réellement que mon métier consiste à développer plus d’ actions collectives. Au travers de celles-ci, nous pourrions ainsi éviter l’isolement de certaines familles, qui est souvent à l’origine de leur situation, et recréer le lien social. Le travail auprès du public par ces actions étant à mon avis essentiel.