Nous avons « découvert » il y a peu, que nous aidions sans le savoir, une ancienne Travailleuse Familiale de l’ANAF. Rencontre avec Denise Rabiller et son époux.

Bonjour Mme RABILLER, Hélène, l’auxiliaire de vie qui intervient à votre domicile nous a rapporté que vous avez travaillé à l’ANAF.

Oui effectivement, j’ai commencé bénévolement à la fin des années 60 comme « chargée de secteur » mon rôle était de rencontrer les familles et de planifier les interventions des travailleuses familiales. La directrice de l’époque m’a ensuite proposé une formation (environ 6 mois avec des stages à effectuer) pour devenir moi-même travailleuse familiale et intervenir auprès des familles et ainsi devenir salariée de l’ANAF.

Et combien de temps êtes vous restée ?

J’ai travaillé 11 ans en tant que salariée de l’ANAF. J’ai toujours exercé sur le secteur sud de Nantes (Rezé, Vertou et le quartier du clos taureau). A l’époque nous aidions surtout les familles avec des mamans en grande difficulté et ou déficientes. Nous mettions en place des projets avec ces familles pour essayer de les rendre autonomes. Je suis partie en retraite en 1984.

Mais vous n’avez pas totalement arrêté vos engagements auprès des personnes en difficultés ?

Non, je suis restée à l’ANAF pendant encore 2 années au Conseil d’Administration et je n’avais jamais réellement arrêté mon engagement envers une autre association de Rezé (Association « Vie Libre »).

Aujourd’hui, c’est vous qui faites appel aux services d’une aide à domicile.

Effectivement, mon époux s’est fracturé la jambe en 2010 et a ensuite pu bénéficier de l’APA (Allocation Personnalisée à l’Autonomie). Il m’a paru naturel d’appeler l’ANAF pour bénéficier d’une aide à domicile.

En quelques mots pour terminer notre entretien…

Je trouve que les interventions d’aujourd’hui sont trop courtes. A mon époque, nous avions le temps en 4 heures de mieux travailler. Je pense aussi qu’il y aurait moins de fatigue pour les intervenantes.

Sinon, je suis vraiment ravie des interventions, je retrouve la même qualité de service et le même état d’esprit qu’il y a 30 ou 40 ans. Cet état d’esprit qui m’a fait aimer mon métier. Toutes les « filles » qui sont venues à mon domicile, des plus expérimentées aux plus jeunes font un travail remarquable. C’est une « aide à vivre » nécessaire pour nous aujourd’hui et qui nous permettra, je l’espère, de rester à notre domicile le plus longtemps possible.