Le bénévolat est un véritable don de soi, un engagement personnel fort. En tant qu’association, l’Anaf est gérée par des bénévoles très investis dans la défense des valeurs humaines. Tout comme l’explique Dominique Dabouis, le nouveau président. Rencontre.

Bonjour M. Dabouis. Vous avez été élu Président de l’Association Nantaise d’Aide Familiale en juin dernier. Le bénévolat fait-il parti de vos engagements depuis longtemps ?

Effectivement, le bénévolat a été très tôt une manière d’être, de penser un engagement humaniste avant toute chose. J’ai été responsable de formation auprès de jeunes adultes en grande difficulté et, j’ai mesuré au travers des actions de formation, combien il était nécessaire d’accompagner les jeunes autrement que par de seules formations techniques.

C’est à partir de ce moment-là, que j’ai commencé à m’engager dans la vie associative, en gardant plus que jamais les valeurs humanistes que l’on m’avaient transmises.

J’ai découvert l’ANAF par le biais de rencontres, partageant des valeurs communes avec l’association. J’y ai siégé comme administrateur pendant 3 ans avant de succéder à Mme Fanny Petit Figureau. J’en profite d’ailleurs, pour la remercier, ainsi que le Conseil d’Administration pour la confiance qu’ils m’ont accordée.

Cette fonction, je la vois en responsable qui doit trouver l’équilibre entre la dimension économique de l’association et sa dimension humaine.

En 2016, la gestion d’une association est presque comparable à celle d’une petite entreprise. Parlez-nous des projets de l’association pour l’année à venir.

Gérer, organiser, anticiper, moderniser : la gestion d’une association comme l’Anaf n’est pas simple. Mais j’entends préserver, avant tout, sa dimension humaine. Un des grands projets sera le déménagement ou le réaménagement du siège de l’association, afin d’offrir aux salariés un lieu de travail et d’accueil plus confortable et surtout, plus en adéquation avec notre développement.

Un 2ème projet concerne la mise en place opérationnelle 7 jours/7 du service PAPH (Personnes Agées et Personnes Handicapées) ; ce qui inclut la réorganisation des plannings et bien sûr, le recrutement de nouveaux salariés. Enfin, un 3ème projet porte sur l’ouverture d’une 3ème crèche, sans doute plus importante que celle de Mélodie (à St Sébastien) ou des Castors (à Rezé). Des projets variés qui participent à la modernisation de l’association.

Il faut être sur tous les fronts à la fois ! Quelles sont vos motivations pour mener à bien chaque action ?

Ma motivation principale, c’est le respect des valeurs, de la famille avec un grand F et du vivre ensemble. C’est ce qui me permet de mieux accepter les choses. Nous avons aussi des salariés qui ne comptent pas leur investissement. La preuve par le succès du pique-nique commun, usagers/salariés, organisé en juillet. Un moment d’échange très apprécié de tous ! Je tiens ici à les saluer tous chaleureusement, au nom du Conseil d’Administration. Leur motivation fait vraiment plaisir à voir !

Un mot pour définir l’Anaf ?

Solidarité. Partage. Aide. Soutien. Lien social. Fraternité… Impossible de ne choisir qu’un seul mot ! Je crois plus au pouvoir des mots, à leur lien entre eux. Comme pour tisser de nouveaux échanges. Je souhaite que chaque salarié qui intègre l’association s’approprie ces valeurs, comme la signature d’un engagement fort. Et bien que la conjoncture ne soit pas facile, il faut savoir rester professionnel et garder une vision humaine dans chacun de nos gestes, dans chacune de nos actions. Sans vouloir guérir le monde, il faut croire que l’on peut au moins l’apaiser voire l’améliorer.